Paris, éditions Gallimard (collection Folio SF ; Folio n° 376), 2010
D’un bout à l’autre de
l’univers, les vaillants gardes-pêche de l’Unité livrent une guerre sans merci
aux braconniers pilleurs d’océans. Xhan était l’un des meilleurs. Mais le voici
mis d’office à la retraite, et sa vie perd tout son sens… Un jour, pourtant, un
inconnu lui parle d’un poisson non répertorié, d’une taille dépassant toutes
les créatures connues ou même imaginables, vivant sur une planète sauvage qui
ne figure sur aucune carte : Canisse. Xhan ressent un appel mystérieux
vers cet animal que personne — ou presque — n’a jamais approché. Il part
aussitôt à sa recherche. Mais gare : les braconniers eux aussi sont en
chasse…
Pour sa première incursion
dans la science-fiction, Olivier Bleys livre avec Canisse un planet
opera riche en aventures et en dépaysement. Un roman qui évoque les
meilleurs textes de Jack Vance.
Bordeaux, éditions Elytis, 2010
En collaboration avec le peintre Benjamin Bozonnet
" Je fus l’enfant peureux élevé à la trique
Toujours fuyant un coup, évitant une brique
Car pleuvaient des fenêtres autant que les injures
Les pierres à angles vifs sur nos rondes figures.
On m’appelait maudit, jean-guigne, porte-poisse !
Mon nom était rayé du livre des paroisses.
Si bien qu’à l’âge d’homme, n’ayant aucun métier
Je partis à la guerre où vont les mal-nés. "
Une époque indéterminée, où les références contemporaines croisent celles de l’Antiquité. Un prisonnier de guerre réduit en esclavage, qui connaît plusieurs maîtres avant de suivre un guide intérieur. Au bout du chemin, la difficile initiation à la liberté.
Dialoguant avec un dessin d’inspiration hellénique, une langue cultivant l’alexandrin classique — volontiers chahuté : l’expression la plus moderne se mêle ainsi à une forme traditionnelle pour livrer un objet énigmatique, un roman graphique intemporel.
Chambres Noires, tome I
: Esprit, es-tu là ? : Paris, éd. Vents
d'Ouest (Glénat), 2010
En collaboration avec le
dessinateur Yomgui
Dumont
Paris, 1876. Dans le studio de « photographie fluidique » de la famille Pénouquet, des bourgeois s’entretiennent avec leurs parents défunts puis posent en leur compagnie. Ce n’est bien sûr qu’un trucage : les enfants de la maison se griment en spectres pour tromper les clients.
Mais un jour, le visage d’un vrai fantôme apparaît sur les clichés… Cette intrusion prélude à d'étranges événéments. Quel secret terrifiant abritent les Chambres Noires ?
Le plafond de verre, récit-témoignage : Paris, éd. Desclée de Brouwer, 2009
« Je songe à mon complexe social comme à une maladie ; une maladie d’origine familiale et presque génétique, contractée donc à la naissance, siégeant sourdement en moi et qu’aucun traitement ne saurait tout à fait guérir. Je n’ai pas perdu l’espoir d’en être libéré. Cependant, il est plus probable que je finisse mes jours dans les dispositions où je les ai commencés, et que l’aigreur conçue dans mon jeune âge à l’encontre des riches, des possédants, des bien nés me ronge durablement. Une chose toutefois me conforterait : c’est qu’une nouvelle génération politique, lucide et courageuse, œuvre à la réduction des inégalités, aujourd’hui plus aiguës que jamais. »
Voyage en francophonie, une langue autour du monde, essai : Paris, éd. Autrement, 2010
En 2010, la Francophonie fête ses quarante années d’existence. Depuis 1970, ce mouvement d’initiative populaire, dont quatre hommes politiques ont permis l’expansion, s’est rapproché de son objectif : rassembler dans une même communauté les pays ayant le français en partage. La Francophonie revendique aujourd’hui 200 millions de locuteurs, présents dans 70 pays des 5 continents. Instance politique de rang international, à travers son principal opérateur l’Organisation Internationale de la Francophonie (oif), elle exerce son action dans des domaines aussi divers que l’éducation, les droits de l’homme, la solidarité ou le développement durable. Ses efforts ne portent plus seulement sur l’affirmation de la langue française, mais sur la promotion d’une diversité culturelle et linguistique dont une récente convention de l’unesco a marqué l’importance. La Francophonie est-elle pour autant identifiée du grand public, et des Francophones eux-mêmes ? Connaît-on sa structure, ses valeurs, ses missions ? En dressant un portrait complet de la Francophonie, cet ouvrage entend faciliter l’appréhension d’une des plus grandes communautés linguistiques du monde actuel.
Le colonel désaccordé,
roman : Paris, éd. GALLIMARD (coll. blanche), 2009
En 1807, fuyant l'armée napoléonienne qui met la péninsule ibérique à feu et à sang, le roi du Portugal doit s'exiler dans sa lointaine colonie du Brésil. La famille royale prévoit d'y séjourner quelques mois ; elle y restera treize ans.
Devenu foyer de l'empire portugais, le Brésil se dote en quelques années de palais, d'écoles, de théâtres, de routes et de ports. Bientôt, la colonie proclame son indépendance et couronne un empereur. La musique tient une place à part dans l'essor de cette jeune nation tropicale. Sous le règne de Pedro I puis
de son fils, mélomanes avertis, les plus grands compositeurs sont invités à Rio
ou à Belém, dont les théâtres somptueux n’ont rien à envier aux meilleures
scènes parisiennes.
Mais pour le capitaine dom Eduardo Alfonso Rymar, vaillant
officier de l’armée portugaise, l’exil de la cour est un désastre. Il n’y a pas
de guerre à livrer de ce côté de l’océan… Lui qui rêvait batailles et glorieux
faits d’armes doit accepter une mission subalterne : le convoi des pianos
et des clavecins que la noblesse portugaise apporte au Nouveau Monde. Avec son
aide de camp, mieux acclimaté que lui aux mœurs — et aux femmes — brésiliennes,
Rymar crée un atelier musical que la mode des instruments à clavier, lancée par
la cour, a rendu nécessaire.
Les années passent et le capitaine, suppliant en
vain qu’on le rende à sa condition de soldat, devient aigri et solitaire. Promu
colonel sans avoir combattu, il épouse Rosalia, la riche héritière d’un fermier
colonial, et reporte alors sur leurs deux fils ses rêves de grandeur militaire.
Or la musique, qu’il a prise en haine, reste maîtresse de son destin : un
destin qui lui réserve encore de bien étranges surprises…
Le roman restitue avec finesse et sensualité les couleurs du Brésil, l’incroyable effervescence de Rio, bourgade coloniale promue au rang de métropole impériale, ou les splendeurs vénéneuses de l’Amazonie.






